Jak Ritger

● Bio

Jak Ritger (US) développe une pratique artistique multimédia qui cartographie les mutations du social à l’ère numérique, explorant les zones poreuses entre virtualité et matérialité, entre circulation des images et construction des subjectivités collectives. Son travail articule photographie, diagrammes conceptuels, écriture théorique et organisation d’événements, cherchant à rendre visibles les infrastructures cachées qui structurent le quotidien contemporain. Avec K8 Howl, il forme le duo TRLLM, réalisant des vidéos musicales (DIIV, Kim Gordon, Boys Noize, and Pussy Riot) remarquables pour leurs effets visuels innovants et leurs visuels axés sur le concept. Actif au sein de collectifs en ligne tels que New Models et Do Not Research, Ritger contribue à des projets éditoriaux collaboratifs qui analysent les phénomènes de masse, les stratégies médiatiques et les formes émergentes de l’économie de l’attention. Son essai On Devirtualization (2020) a popularisé ce terme pour décrire le processus par lequel les logiques virtuelles (algorithmes, plateformes, valeur-signe) se matérialisent dans le monde physique, transformant architectures, corps et espaces culturels en surfaces lisses conformes aux règles numériques. Ses installations récentes matérialisent ces recherches sous forme de diagrammes à grande échelle, traduisant ­visuellement des flux d’information et des dynamiques politiques. Ritger publie régulièrement sur son blog punctr.art et diverses plateformes, notamment des enquêtes sur les acteurs de crise, la propagande mémétique et les stratégies de manipulation contemporaines, croisant critique culturelle, analyse politique et spéculation esthétique.

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